Psychopraticienne et Sophrologue Caycédienne
Un petit bout de mon parcours…
Tout commence réellement quand je deviens maman. J’ai 21 ans, aucun de mes amis n’a d’enfant et, à part l’éducation que j’avais reçue, je n’ai aucun autre modèle d’accompagnement. J’ai commencé à être une maman guidée par mes ressentis, puis mon enfant a grandi. Et là, j’ai commencé à reproduire, à répéter l’éducation que j’avais connue. Un jour, une gifle est partie. Il n’avait pas 2 ans. Ce jour-là, cette gifle s’est retournée contre moi. La scène est encore présente dans ma mémoire, avec tous les détails, alors que c’était il y a une vingtaine d’années.
De cette douleur est née une réflexion : je ne pouvais pas reproduire ce qui m’avait tant fait souffrir ! J’ai donc commencé à faire des recherches. Je me suis documentée, j’écoutais chaque mercredi une émission sur France Inter avec Edwige Antier (pédiatre et autrice de nombreux ouvrages sur les enfants, l’éducation et la famille), et je confiais mes questionnements aux professionnels autour de moi. J’empruntais doucement le chemin d’une autre forme de parentalité…
Ce chemin a été long, difficile et parfois douloureux, avant de me libérer de toutes ces reproductions subies. J’ai eu besoin d’aide, de travailler sur moi pour comprendre certaines de mes réactions. Pour cela, j’ai suivi une thérapie en Gestalt, en EFT puis en EMDR. Je me suis alors reconnectée à ce désir profond d’accompagner les personnes.
Les années passent. J’ai 3 enfants, je suis assistante maternelle, je me forme, je poursuis d’autres formations par le biais du RAM (Relais Assistants Maternels) et je participe à des analyses de la pratique. Je me passionne pour toutes ces nouvelles approches autour de la petite enfance. Je continue à lire, à me documenter. J’accompagne les enfants et leurs parents pendant 5 ans. J’apprends énormément auprès d’eux. À travers nos nombreux échanges, je mesure l’importance de partager les difficultés rencontrées dans la parentalité : à quel point cela déculpabilise, soulage et redonne de l’énergie.
Je décide alors de créer une association pour partager les difficultés que nous vivons en tant que parents. Je découvre la formation proposée par Catherine Dumonteil-Kremer (pionnière de la parentalité positive, autrice de nombreux livres sur le sujet, conférencière et formatrice) et je m’y inscris. Une des plus belles aventures de ma vie ! Par ce que j’y ai découvert de mon histoire et par les compétences que j’ai acquises, qui me permettent aujourd’hui d’accompagner au mieux les parents.
POTIOLO, association de soutien à la parentalité à Morez, est née. Elle compte aujourd’hui une soixantaine d’adhérents et propose de nombreux ateliers : portage en écharpe, danse-portage, langage des signes, ateliers philo, cycle Vivre et Grandir Ensemble©️ que j’anime, rencontres parents-enfants chaque semaine… et bien d’autres encore.
Ma rencontre avec la sophrologie Caycédienne
Puis mon chemin croise celui de la sophrologie Caycédienne. Je me forme pendant 4 ans !
Mon but : offrir une clé supplémentaire aux parents, un outil de relaxation et de bien-être pour mieux vivre leur parentalité. J’intègre l’École de Sophrologie Caycédienne de Lyon.
Et quelle surprise, quelle aventure, quelle découverte !
La sophrologie a prolongé le chemin de développement personnel que j’avais commencé lors de ma formation de consultante en Parentalité. Cette méthode m’a apporté non seulement un mieux-être au quotidien, mais aussi une meilleure connaissance de moi-même.
Durant la première année de formation (cycle 1), qui permet déjà de devenir sophrologue, j’ai été tellement surprise par tout ce que la sophrologie pouvait offrir que j’ai souhaité poursuivre. J’ai donc validé les cycles 2 et 3 en suivant les cours de Natalia Caycedo, fille du fondateur de la sophrologie Caycédienne, Alfonso Caycedo, à qui il a confié la responsabilité de prendre soin de son œuvre et de poursuivre ses recherches.
Ces cycles supérieurs m’ont apporté plus d’assise dans ma posture de thérapeute, une meilleure connaissance des bienfaits de la sophrologie et surtout une profonde sérénité.
Je suis aujourd’hui enthousiaste à l’idée de transmettre cette belle méthode à toutes les personnes qui souhaitent retrouver un mieux-être au quotidien, plus de sérénité, se découvrir et devenir maître de leur vie.
La découverte de la Logosynthèse
En 2018, j’accouche de mon dernier enfant… mais tout ne se passe pas comme prévu.
Ma petite fille naît prématurée, je subis de la violence obstétricale, je fais une hémorragie, mon bébé souffre d’une insuffisance respiratoire, nous sommes séparées.
J’ai mobilisé toutes les ressources acquises dans mes différentes formations pour tenter de guérir du trauma de cet accouchement, mais rien n’y faisait… Impossible même de regarder les photos de mon bébé : le souvenir restait trop douloureux.
Lors d’une rencontre professionnelle de notre réseau de consultants en parentalité, une de mes consœurs, Myriam Nordemann, venait de se former à la Logosynthèse. En fin de journée, elle nous propose un exercice basé sur nos émotions, nos sensations corporelles et les images associées à notre vécu de la journée (le thème était l’immigration, qui m’avait beaucoup remuée en raison de mon histoire familiale). En quelques phrases, mes émotions, mes images et mes sensations se sont transformées, apaisées, éloignées… Et tout cela en visio, en pleine pandémie ! J’étais bluffée.
Je me suis dit que Myriam pouvait peut-être m’aider avec mon trauma d’accouchement. Et j’avais raison ! Cela faisait 2 ans que je travaillais sur cet événement difficile, sur notre séparation, sur la manière dont ma fille et moi avions été traitées… Et là, en une seule séance de Logosynthèse, tout s’est apaisé.
À ce moment précis, j’ai décidé de me former. Pour apporter, moi aussi, cette méthode incroyable aux personnes que j’accompagnais déjà. Aujourd’hui, je suis praticienne en Logosynthèse. Je me suis formée auprès des meilleurs, en Italie, pendant 2 ans. Je m’entraîne chaque semaine et continue à me perfectionner, en Italie ou en visio, pour donner le meilleur de moi-même.
Pour mieux comprendre :
L’Intelligence Relationnelle et la théorie polyvagale
Mais voilà ! Quand on est passionnée, difficile de s’arrêter…
En 2023, j’entends parler de la théorie polyvagale (TPV).
La TPV permet de comprendre notre système nerveux et d’ouvrir une voie vers la guérison.
Parler de nos traumas, de nos blessures — comme le proposent les thérapies conversationnelles — est utile et aide à comprendre. Mais cela ne suffit pas pour guérir. Le corps garde en mémoire ce que nous avons vécu.
L’Intelligence Relationnelle (IR) vise justement à libérer le corps de l’impact du trauma, des évènements douloureux, difficiles que nous avons traversés ou que nous traversons.
Elle intègre la TPV, l’IFS et la théorie de l’attachement.
« L’Intelligence Relationnelle, fondée sur les découvertes récentes en neurosciences, propose une véritable rééducation du système nerveux. Elle vise à restaurer une sécurité intérieure et à rétablir l’harmonie entre le corps et l’esprit, pour permettre des relations plus sereines avec soi-même et avec les autres. »
Pour mieux comprendre :
✨ Aujourd’hui, toutes ces expériences, ces épreuves et ces découvertes nourrissent ma manière d’accompagner. J’ai à cœur d’accueillir chaque personne là où elle en est, avec bienveillance et authenticité, pour l’aider à retrouver force, confiance et sérénité. Mon chemin m’a appris une chose essentielle : il est toujours possible de transformer la douleur en une nouvelle source de vie.